Rechercher

Je te jette le ballon Ginette.

Hier j’ai discuté avec la copine Ginette dont j’ai commencé à te parler un peu la dernière fois. Elle était toute secouée et à la fois excitée d’une séance qu’elle avait eu chez le psy quelques jours plus tôt.

Evidemment (si tu me connais, tu sais) j’ai demandé à en savoir plus. On ne se refait pas, j’avais bougrement envie d’en savoir plus sur le travail de cette psy. Qu’avait-elle donc fait pour perturber ma petite Ginette comme ça ?

Ginette, elle va voir le psy parce qu’elle s’aime pas, qu’elle a pas confiance en elle. Sujet plus que répandu mais bien souvent négligé alors qu’un peu de suivi te change une vie. (Again, si tu me connais, tu sais qu’une de mes phrases préférées c’est “on devrait tous voir un psy” [si tu savais pas, bah maintenant tu sais, et tu seras pas surpris de la lire souvent])

(oui j’ai osé la parenthèse dans la parenthèse et alors ?)

Pour en revenir à Ginette, ses maux se matérialisent sous pas mal d’aspect plus ou moins visibles à l’oeil d’un humain pas formé ou tout simplement pas alerte. Et l’un des symptômes les plus « visibles » de Ginette c’est qu’elle ne parle pas fort.

Ouais ouais j’entends les dubitatifs mais pour de vrai. 90% du temps, faut tendre l’oreille pour l’entendre parler. C’est comme si elle ne voulait pas vraiment que le monde l’entende. Comme si elle ne s’autorisait pas à être entendue ou pensait ne pas mériter d’être entendue. Alors elle parle pas fort, « pour pas déranger », « pour pas envahir ». Et elle déteste les gens qui parlent fort, captent l’attention par le « bruit » qu’ils font, « envahissent » l’espace des autres, qu’elle, elle s’applique tant à préserver, à ne pas déranger.

Comme souvent, les choses qui nous énervent chez les gens ce sont des choses qui nous font défaut d’une manière ou d’une autre. Pour Ginette, c’est pareil. Les gens qui parlent fort l’énervent parce qu’elle en est incapable, incapable de faire entendre sa propre voix.

Acquis avec le temps, pour une raison ou une autre, ça Ginette, elle s’en fou. Ce qu’elle veut c’est s’en débarrasser. Juste se sentir libre de parler, s’exprimer. Juste enfin s’autoriser à être entendue.

Alors à cette séance, Ginette a lancé un ballon. Elle a commencé à apprendre à mettre de la force dans sa voix. Et quand Ginette raconte cette séance, je sens toute l’ambivalence de l’exercice pour elle. Sa difficulté à appréhender l’exercice, sa tétanie une fois ce ballon dans les mains, sa peur soudaine et envahissante.

Et puis un lancer. Un autre. Encore un. Dix lancers plus tard, elle se détend et elle bascule dans un ressenti totalement différent. Elle se sent capable. D’un coup, elle réalise que c’est possible. Un vent de liberté lui remplit les bronches, les poumons, le ventre et pousse les mots hors de sa bouche. Oh, comme elle me le dit, elle n’est pas prête de se mettre à crier mais quelque chose a switché en elle, quelque chose qui réalise enfin que c’est possible.

Pourquoi je te parle de cet aspect bien personnel de la vie de Ginette ? Parce que comme Ginette, tu oublies souvent que ta voix compte. Pour te montrer combien tu as du pouvoir sur ce que tu es maintenant, sur ce que tu crois être une fatalité chez toi, un « trait de caractère », un quelque chose que « tu as toujours été » parce que tu « es comme ça ». Pour te montrer qu’un exercice répété avec un ballon, un simple ballon, ça peut déjà commencer à te changer la vie.

Alors oui, si ce quelque chose te pose problème dans ton quotidien, il est possible de le dépasser. Tu peux y arriver. Tu peux si tu es accompagnée, aidée.

Ginette ne réussirait pas cette étape sans sa psy. Et toi, qui t’aidera à dépasser tes « traits de caractère » qui te dérangent au quotidien sur tous les plans de ta vie ? Y compris professionnels parce qu’il ne faut pas oublier qu’on est une et une seule personne.

Psy, coach, thérapeute, professionnel de l’accompagnement de tout bord, trouve la bonne personne pour toi et lance toi dans l’aventure.

Tout comme Ginette, ta voix compte et mérite d’être entendue. Lance-toi, le monde t’attend !

Tchou.
Bisous.
Agathe